La châtaigne d’eau: un premier plan d’action pour éradiquer cette plante envahissante

Les premières observations de la châtaigne d’eau au Québec ont été faites en 1998 dans la rivière du Sud, dans la région du Haut-Richelieu. De quelques plants alors observés, la châtaigne s’est multipliée de façon fulgurante et forme maintenant de denses tapis flottants sur la rivière du Sud, bouleversant l’équilibre écologique de ce dernier grand marais du sud-ouest du Québec. La progression de la châtaigne d’eau est également fort inquiétante car elle risque maintenant d’atteindre la rivière Richelieu.

Rappelons que la châtaigne d’eau (Trapa natans) est une plante aquatique originaire d’Asie, d’Afrique et d’Europe. Introduite volontairement aux États-Unis comme plante ornementale vers la fin des années 1800, elle a depuis envahi plusieurs plans d’eau dans différents États américains. En 1940, elle fut aperçue pour la première fois au lac Champlain dans les États de New York et du Vermont, où elle couvre maintenant une superficie de 82 kilomètres carrés dans la partie sud du lac.

Plusieurs partenaires se sont associés pour élaborer et mettre en œuvre un plan d’action en vue d’éradiquer la châtaigne d’eau. L’organisme Canards Illimités inc. et ses différents partenaires ont investi plus de 150 000 $ cette année afin de procéder à la récolte manuelle de la châtaigne dans les secteurs fortement infestés. De son côté, CIME Haut-Richelieu a bénéficié d’une subvention de 94 000 $ sur deux ans dans le cadre du programme Interactions communautaires. Ce programme est issu du Plan d’action Saint-Laurent Vision 2000 dont les partenaires gouvernementaux sont Environnement Canada, le ministère de l’Environnement du Québec et la Société de la faune et des parcs du Québec.

Grâce à ce programme, CIME se chargera de la récolte manuelle de la châtaigne sur tout le cours de la rivière du Sud, à l’exception des secteurs densément infestés. Pour réaliser cette opération, CIME a lancé un appel aux personnes qui ont à cœur la conservation des milieux humides de la région. Plus de 200 personnes sont inscrites et ont participé à une ou plusieurs journées de récolte en canot au cours de l’été.

Les résultats de cette campagne d’éradication devraient être connus sous peu. Nous vous en ferons part dans votre prochain numéro.

Pour plus d’informations: http://www.covabar.qc.ca/implications.html