Objectifs

Ces dernières années, FloraQuebeca a poursuivi la mission qu’elle s’est donnée à sa fondation en mars 1996, c’est-à-dire: sensibiliser et éduquer le public sur la flore indigène, en plus de promouvoir auprès des décideurs et des entreprises le soucis de conservation des plantes indigènes et de leur habitat, tout en contribuant à l’acquisition de connaissances sur la flore indigène.

Sensibiliser et éduquer le public
C’est probablement dans l’éducation et la sensibilisation du public que nous avons jusqu’à maintenant investi le plus d’énergie et de temps. Les activités à ce chapitre ont principalement consisté à publier des articles de vulgarisation dans notre Bulletin et à entrer en contact direct avec la population.

Ainsi, nous publions deux ou trois numéros par année, de notre Bulletin, dans lequel entre autres, sont parus des articles traitant d’horticulture respectueuse de la flore indigène, d’histoires de botanistes ayant étudié la flore québécoise, de découvertes récentes dans divers domaines touchant la protection de la biodiversité. Bien que destiné d’abord à nos membres, notre Bulletin est accessible aux lecteurs de différentes bibliothèques et aussi lu par un vaste public s’intéressant à la flore.

Nous publions aussi régulièrement des articles dans la revue Quatre-Temps, des Amis du Jardin botanique de Montréal. Aussi, certains de nos membres furent invités à quelques reprises par les médias locaux et nationaux, à exprimer leurs opinions. À titre d’exemples, nous avons participé à la préparation d’un cahier spécial sur la biodiversité publié par le quotidien Le Soleil, le 30 mai 1998. La même année, le 25 juin Radio-Canada diffusa une entrevue avec Patrick Nantel à l’émission Jardins d’aujourd’hui.

En avril 1998, nous avons organisé à Laval, un sauvetage de plantes forestières sur un site voué à être détruit. Les plantes récupérées furent relocalisées au parc de la Nature et au boisé Papineau, à Laval, de même qu’au Jardin botanique de Montréal. Une équipe de Radio-Canada filma un reportage sur l’évènement, diffusé au Réseau de l’Information. Loin de s’illusionner sur l’impact direct de cette intervention sur la protection de la flore, ceux qui y participèrent ont pu observer toutefois, qu’elle attira l’attention du public sur la valeur de la protection de la flore indigène et pour cette raison, elle eut définitivement, un impact éducatif important.

Chaque année, à l’occasion de notre Assemblée générale, nous invitons des experts dans un domaine de la conservation des ressources végétales, à présenter une conférence aux mem- bres. Les sujets abordés vont de l’utilisation des plantes indigènes en horticulture ornementale, à la conservation de l’ail des bois, à la préservation des écosystèmes forestiers exceptionnels du Québec et à l’état des milieux humides du fleuve Saint-Laurent. Ces conférences offrent des occasions d’échanges et permettent à nos membres de maintenir à jour leurs connaissances sur des enjeux environnementaux importants.

Enfin, nous sommes entrés directement en contact avec la population à trois occasions. D’abord, lors de la deuxième édition de notre Opération Trilles & Cie, qui se déroula au cours des deux premières fins de semaine de mai 1998, une vingtaine de nos membres se sont alors répartis dans les parcs naturels de la grande région de Montréal. L’opération consistait à présenter aux visiteurs de ces parcs une affiche et un dépliant expliquant la fragilité et la valeur de notre flore printanière, afin de les encourager à respecter cette flore en principe protégée dans les parcs. Deux semaines plus tard, nous présentions un kiosque d’information sur le même thème au Rendez-vous horticole du Jardin botanique de Montréal. Nous avons répété cette action en 1999 et en 2000, avec un tout nouveau kiosque, particulièrement lors de la Corvée du Mont-Royal. Grâce à ces interventions, nous estimons avoir touché plusieurs centaines de personnes.

Promouvoir auprès des décideurs et des entreprises la conservation des plantes indigènes et de leur habitat.
Au chapitre de la promotion de la conservation auprès des décideurs et des entreprises, nous avons rédigé des mémoires et des lettres d’appui pour divers projets de conservation, de même que participé à différents débats publics.

Plusieurs regroupements de citoyens intéressés à faire préserver un site naturel menacé, généralement une aire forestière en milieu urbain ou suburbain, nous ont demandé notre appui. Ainsi, nous avons écrit aux autorités municipales concernées, afin de les encourager à préserver ces aires naturelles. D’autres cas se sont présentés pour l’Ile des Soeurs, à Sainte-Adèle, à Laval et à Longueuil.

À trois occasions, nous avons présenté des mémoires faisant valoir la nécessité de préserver la flore et ses habitats à l’occasion d’une consultation publique : en mars 1998, lors de la révision de schéma d’aménagement de la M.R.C. du Granit, dans l’Estrie – afin d’encourager la protection de la Montagne de Marbre; lors de l’examen des projets de parc provincial de Plaisance, dans l’Outaouais (décembre 1998) et de la rivière Vauréal, sur l’île d’Anticosti (avril 1999).

En octobre 1998, nous avons participé à la Table ronde sur le développement des plantes médicinales biologiques au Québec, organisée par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation du Québec et la Guilde des herboristes. En novembre de la même année, nous avons participé au colloque «Un programme commun pour la biodiversité» organisé par l’Union québécoise pour la conservation de la nature. De plus, le 19 février 1999, nous avons participé à l’Atelier d’orientation sur le prélèvement des plantes indigènes à des fins commerciales, organisé en collaboration avec la Direction de la conservation du ministère de l’Environnement. Ces interventions publiques permirent de faire connaître notre association aux autres groupes de citoyens intéressés par la conservation, de même que de préconiser la protection de la diversité de notre flore au moment de planifier le développement de marchés susceptibles de s’approvisionner en tout ou en partie, à même les populations sauvages de plantes.

Enfin, au mois d’avril 1999, nous avons participé activement à une campagne favorisant l’adoption par le gouvernement de l’Iris versicolore en tant qu’emblème floral officiel du Québec. Des milliers de cartes postales furent distribuées, directement par nos membres. Apparemment cette campagne aura porté fruits puisque le gouvernement a finalement adopté comme emblème floral, l’Iris versicolore, une plante indigène au Québec.

Participer à l’acquisition de connaissances sur la flore indigène
Les membres regroupés au sein du comité Flore québécoise, très dynamique, s’affairent à l’acquisition de connaissances sur la flore indigène, principalement en organisant des excursions sur le terrain. Ces excursions donnent aussi l’occasion à nos membres les plus avancés de partager leur expertise, et se révèlent donc un lieu de formation privilégié. Plusieurs excursions font la visite de sites menacés, démontrant un potentiel important d’habitats d’espèces rares.

Ainsi, les membres de ce comité sont souvent à même de constater sur le terrain que les activités humaines perturbent ou menacent de détruire les habitats naturels riches en biodiversité. Les données recueillies sont aussitôt transmises au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ) du Ministère du développement durable et de l’Environnement du Québec (MDDEP), ce qui constitue une source privilégiée de connaissances nécessaires à une gestion éclairée des espèces végétales et de leurs habitats.

Enfin, nos membres participent chaque année en grand nombre au Rendez-vous botanique organisé par notre Conseil d’administration. Ces journées d’inventaire de la flore attirent chaque année plusieurs botanistes professionnels, ainsi que des experts autodidactes et en majorité des amateurs passionnés, afin d’échanger leurs connaissances.